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Kennedy est inspecteur de police à Dublin. C’est à lui que le Directeur de la criminelle décide de confier le terrible meurtre d’un père de famille et de ses deux enfants. Mais il s’agit bien plus que d’une affaire sanglante pour l’inspecteur Kennedy : Broken Harbour, le lieu du drame, est également le lieu du drame de son enfance, celui du suicide de sa mère. Tana French use des flash-backs d’une manière parfaitement dosée, ce qui ne perturbe en rien l’histoire principale. Au contraire, cela lui donne un certain équilibre.

 

La maison des absents est un thriller captivant et effrayant puisqu’il traite d’un drame familial, dont de jeunes enfants sont  victimes. En le lisant, on a le sentiment que cette histoire est réelle car elle rappelle grandement les drames familiaux si souvent médiatisés. Mais ce qui rend ce roman si réel est son ancrage social : les Spain sont une famille qui a tout perdu suite à la crise économique. Après la perte de l’emploi du père de famille, les deux époux ne peuvent plus rembourser leur emprunt immobilier et accumulent les dettes. Ils sont condamnés à vivre dans un lotissement délabrés, qui n’a plus rien à voir avec ce que le promoteur leur avait promis.

 

Tout au long des 512 pages de son roman, Tana French tient son lecteur sur le qui-vive, en lui distillant petit à petit les indices sur le meurtre. La maison des absents se lit d’une traite et est d’une efficacité incroyable. Je dois avouer n’avoir encore jamais lu de thriller aussi émouvant. 

 

Référence

Tana French, La maison des absents, édition Calmann-Lévy, 512 pages

 

prix lectrices elle 2014