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Richard Russo raconte l’histoire de sa mère, Jean Russo. Il raconte sa relation si particulière avec elle et l’influence qu’elle eut sur sa vie. Il dresse de sa mère le portrait d’une femme libre, indépendante et aventureuse. Elle l’éleva seule, tout en travaillant pour compenser l’absence d’un père. Lorsqu’il s’agissait de partir en vacances ou d’envoyer son fils faire des études, elle rusait, utilisait d’ingénieuses astuces et prenait son courage à deux mains alors même que personne n’aurait parié sur elle.

Un jour, il prend conscience de la particularité de sa mère. Cette particularité a quelque chose à voir avec ses sautes d’humeurs et ses états momentanément dépressifs.

Elle tint dans sa vie le rôle d’une mère, d’une sœur omniprésente, comme s’ils ne formaient qu’une personne.

L’écriture de Richard Russo est celle d’un homme de lettres ; il est agréable à lire. J’ai toutefois eu du mal à entrer dans son récit, qui m’a laissée de marbre. Je n’ai pas compris l’obstination de Richard Russo à vouloir raconter certaines histoires jusque dans le détail le plus minime. Les dizaines de pages sur la recherche d’un appartement pour sa mère et sur les nombreux déménagements de celle-ci m’ont d’autant plus ennuyée que je n’ai pas saisi leur intérêt dans le récit. Je pense être complètement passée à côté de quelque chose. 

 

Référence

Richard Russo, Ailleurs, édition Quai Voltaire, 262 pages

 

prix lectrices elle 2014

 

Sélection de Mars catégorie Document du Prix Elle 2014