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Présentation de l'éditeur : "Au printemps 1938, l'Autriche n'est plus un havre de paix pour les juifs. Elise Landau, jeune fille de la bourgeoisie viennoise, est contrainte à l'exil. Elle ne sait rien de l'Angleterre, si ce n'est qu'elle ne s'y plaira pas. 

Tandis que sa famille attend un improbable visa pour l'Amérique, elle devient domestique dans une grande propriété du Dorset, c'est elle désormais qui polit l'argenterie et sert à table. Au début, tout lui paraît étranger. Elle se fait discrète, dissimule les perles de sa mère sous son uniforme, tait l'humiliation du racisme, du déclassement, l'inquiétude pour les siens et ne parle pas du manuscrit que son père, écrivain de renom, a caché dans son alto. 

Mais la guerre gronde, le monde change et Elise l'insouciante est forcée de changer à son tour. Elle s'attache aux lieux, s'ouvre aux autres, se fait aimer et provoque même un scandale en dansant avec le fils du maître des lieux lors d'une soirée inoubliable au manoir. 

Il y a quelque chose d'enchanteur à Tyneford. Elise y apprendra qu'on peut vivre plus d'une vie et que l'on peut aimer plus d'une fois."

 

Nathasha Salomons a écrit un très joli roman qui rassemble beaucoup de sujets qui m'intéressent dans la littérature : la Seconde Guerre mondiale, la Shoah, le voyage, l'Angleterre et l'amour bien sûr. Elle a mélangé tous ces ingrédients pour en faire un roman d'aventure et d'amour palpitant, sur fond de Seconde Guerre mondiale et d'Angleterre. Il ne m'en fallait pas plus pour me laisser emporter dans les chambres de bonne du manoir de Tyneford.

Certes, certains rebondissements sont prévisibles. Certes, Elise Landau est un personnage parfois un peu trop naïf pour être juste. Certes, les personnages ont tendance à être caricaturaux (les braves pêcheurs, la méchante cousine, la gentille bonne). Mais je n'en ai pas voulu à Nathasha Salomons car elle m'a fait voyager et j'ai dévoré son roman en moins de deux jours. Emportez-le dans vos valises cet été, il fera un excellent compagnon !

 

"C'est une des prérogatives du conteur que d'essayer d'écrire la fin qu'il, ou elle, souhaiterait. Même si elle n'existe que sur la page blanche." (page 187)

 

C'était Audouchoc qui m'avait donné envie de le découvrir. Tout comme moi, Galéa l'a adoré. Je partage toutefois l'avis d'Eva sur le côté "gentillet" du roman. Et pour lire un avis plus mitigé, je vous conseille d'aller voir chez Val

 

Référence

Nathasha Salomons, Le manoir de Tyneford, édition Calmann-Lévy, 451 pages

 

96893455

 

Lu dans le cadre du Challenge Femmes du monde, organisé par Manou