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Chabert est un grand colonel de Napoléon, célèbre par la victoire qu'il a apportée à l'Empire lors de la bataille d'Eylau. Mais c'est aussi lors de cette bataille qu'il décéda, ou presque... Alors que tout le monde le croit mort, le Colonel Chabert refait surface à Paris, quelques années après la bataille d'Eylau. Beaucoup de choses ont changé : Napoléon n'est plus empereur, Louis XVIII est sur le trône de France et la femme de Chabert s'est remariée et a eu deux enfants de ce second mariage.

Lorsqu'il refait surface, personne ne croit le Colonel Chabert et sa femme ignore totalement ses demandes. On ne le reconnaît pas ou on fait semblant de ne pas le reconnaître. Un avocat accepte de plaider sa cause et l'aide à transiger avec sa femme, afin qu'il puisse récupérer une partie de son capital. 

 

En l'espace de quelques dizaines de pages seulement (le roman est très court, il fait moins de 100 pages), Balzac réussit à nous introduire dans le monde de la Justice au XIXème siècle. Ce contexte juridique m'a beaucoup plu car on se rend compte à quel point certains termes et usages peuvent être anciens.

Le contexte social de ce roman m'a également beaucoup intéressée puisque Balzac y décrit deux mondes opposés : celui de la bourgeoisie politique parisienne et celui de la misère sociale. Le Colonel Chabert renferme cet antagonisme social dans sa situation. Evidemment, l'intrigue entre Chabert et sa femme est captivante (réussira-t-il à récupérer son argent afin de vivre décemment ?).

Bref, ce roman est un excellent moyen de découvrir Balzac si vous appréhendez ses grands romans de plusieurs centaines de pages. 

 

Référence

Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, éditions GF-Flammarion, 146 pages