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Je profite du mois anglais pour ouvrir de nouveau quelques livres entreposés sur mes étagère, et j'en viens à relire quelques poèmes de Keats. Je l'avais découvert grâce au film Bright Star et m'étais offert un de ses recueils il y a quelques années (j'en parlais ici). Voici deux poèmes qui font partie de ceux que j'apprécie le plus de ce recueil :

 

The day is gone, and all its sweets are gone !

The day is gone, and all its sweets are gone !
Sweet voice, sweet lips, soft hand, and softer breast,
Warm breath, light whisper, tender semi-tone,
Bright eyes, accomplished shape, and languorous waist !
Faded the flower and all its budded charms,
Faded the sight of beauty from my eyes,
Faded the shape of beauty from my arms,
Faded the voice, warmth, whiteness, paradise -
Vanished unseasonably at shut of eve,
When the dusk holiday - or holinight -
Of fragrant-curtained love begins to weave
The woof of darkness thick, for hid delight ;
But, as I've read love's missal through today, 
He'll let me sleep, seeing I fast and pray.
A qui est demeuré longtemps confiné dans la ville
A qui est demeuré longtemps confiné dans la ville
Il est bien doux d'absorber son regard
Dans le visage ouvert et beau du ciel - d'exhaler une prière
En plein sourire du firmament bleu.
Qui donc est plus heureux, lorsque, dans le contentement du coeur,
Il sombre de fatigue sur une couche agréable au creux
D'une houle d'herbes, et lit une tendre
Et gracieuse histoire d'amour et de langueur ?
De retour au foyer le soir, une oreille
Captant les notes de Philomèle - un oeil
Guettant la course scintillante du petit nuage qui vogue
Il pleure d'un tel jour la fuite si rapide :
Rapide comme une larme versée par un ange de passage
Et qui tombe dans l'éther transparent, en silence.