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Moïse (Petit Piment de son surnom) est élevé dans un orphelinat congolais à Pointe-Noire. Son quotidien est plutôt aride émotionnellement et parfois violent lorsque les enfants les plus durs décident de faire la loi. Un jour, il s'enfuit avec deux autres orphelins et ils partent vivre libres au coeur de la ville. Pour survivre, Petit Piment vole toutes sortes de choses. Jusqu'à ce qu'il fasse la rencontre d'une proxénète qui se prend d'affection pour lui et lui permet de se retirer peu à peu de ce quotidien sordide et violent. 

Grâce à ce roman, Alain Mabanckou m'a fait découvrir le Congo à une époque historiquement intéressante, celle de la révolution socialiste. Tout en plantant le décor de ce virement politique drastique à travers l'exemple de l'éducation des enfants, il prend beaucoup de recul pour en parler. Cette "nouveauté" politique et ses implications sur l'éducation sont racontées par Petit Piment, ce qui rend cette partie de l'histoire plutôt drôle. 

En revanche, je n'ai pas été emballée ni intéressée par les autres aspects du roman. C'est certainement dû au fait que pour une raison que je ne m'explique pas, je n'ai pas accroché au personnage principal, dont toute la vie est racontée en l'espace de 274 pages, ce qui m'a semblé trop rapide. Je n'ai pas réussi à saisir le passage du temps ou bien n'ai pas su comprendre les ellipses narratives lorsqu'il y en avait... Bien que la vie de Petit Piment soit mouvementée, j'ai eu le sentiment paradoxal que le roman était trop plat, ou peut-être trop linéaire. 

 

Référence

Alain Mabanckou, Petit piment, éditions Seuil, 274 pages