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Jean-Louise, de son surnom Scout, raconte son enfance en Alabama dans les années 1930. Elle est une enfant malicieuse, espiègle, pleine de vie, qui ne pense qu'à s'amuser et se bagarrer. Scout et son grand frère Jem ont une imagination débordante et aiment particulièrement inventer et se raconter la vie de leur mystérieux voisin Booh Radley, que personne n'aperçoit jamais. Leur mère est décédée il y a quelques années, alors que Scout n'avait que deux ans. Scout et Jem sont donc élevés par leur père Atticus, qui se fait beaucoup aider de Calpurnia, leur servante noire. 

Alors que Scout et Jem vivent une enfance heureuse dans un cocon qui les préserve de la pauvreté, leur vie prend un tournant important lorsque leur père, avocat de profession, fait le choix de défendre un noir dans une affaire d'accusation de viol contre une blanche. 

Au même titre que Le Petit Prince, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur fait partie des livres qui ont une certaine résonance pour moi. Il raconte à merveille ce qu'est l'enfance, un moment de la vie où tout n'est que candeur et simplicité des petits plaisirs : s'inventer des jeux et des personnages, se baigner dans un lac, courir dans les rues... Scout ne connaît pas la pauvreté ni l'injustice, jusqu'à ce que l'affaire de son père lui ouvre les yeux sur la réalité qui l'entoure. 

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur est donc non seulement un roman sur l'enfance, mais aussi un roman d'apprentissage et de sortie de l'enfance. Scout découvre l'injustice et elle apprend également le poids des contraintes et de la frustration. Elle qui ne sait pas régler un différent autrement que par les poings, tente de prendre du recul pour ne pas faire de peine à son père qui en a déjà suffisamment assez avec son travail. Elle grandit, tout simplement. 

"Il y a des gens qui sont si préoccupés par l'autre monde qu'ils n'ont jamais appris à vivre dans celui-ci et tu n'as qu'à descendre dans la rue pour en voir les résultats."

"Le courage, c'est savoir que tu pars battu, mais d'agir quand même et d'aller jusqu'au bout. Tu gagnes rarement mais cela peut arriver."

De ce roman, j'ai tout aimé : le côté naïf et enfantin mais également très sérieux de la narration de Scout, la grande sagesse de son père, la relation fraternelle entre Jem et Scout et toutes les pointes d'humour dues à la naïveté de Scout.

"Jem avait douze ans. Il était difficile à vivre, inconstant et lunatique. Il avait un appétit féroce et il me disait si souvent d'arrêter de l'enquiquiner ; j'en vins à consulter Atticus :

- Tu ne crois pas qu'il a le ver solitaire ?"

Si vous n'avez pas encore lu ce grand classique de la littéraire américaine, n'attendez pas plus longtemps et lisez-le également à vos enfants !

 

Référence

Harper Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, éditions Grasset

 

Merci aux éditions Grasset, pour cette belle relecture !