Les élucubrations de Fleur

22 décembre 2011

Rien n'est trop beau - Rona Jaffe

Rien n'est trop beauPrésentation de l'éditeur : New York, début des années 1950. Elles sont jeunes et Manhattan leur tend les bras... Lorsqu'il fut publié, en 1958, le premier roman de Rona Jaffe provoqua l'engouement de millions de lectrices américaines. Elles s'identifièrent immédiatement à ses personnages, de jeunes secrétaires venues d'horizons différents employées dans une grande maison d'édition New-Yorkaise. Leurs rêves et leurs doutes reflétaient ceux de toute une génération de femmes.

Il y a la brillante Caroline, dont l'ambition est de quitter la salle des dactylos pour occuper un poste éditorial. Mary Agnes, une collègue obnubilée par les préparatifs de son mariage. La naïve April, jeune provinciale du Colorado venue à New-York pour faire carrière dans la chanson.

Si la ville semble leur offrir d'infinies possibilités professionnelles et amoureuses, chacune doit se battre avec ses armes pour se faire une place dans un monde d'hommes.

 

Je suis très reconnaissante à Newsbook de m'avoir fait découvrir ce roman car j'ai passé un excellent moment à le lire. J'avais peur de tomber dans de la littérature un peu cul-cul et pas très profonde...ce qui n'a pas du tout été le cas. Ce roman aborde des thèmes qui sont encore actuels puisque les questions qui reviennent constamment concernent le mariage, le travail, les relations sentimentales, etc. Ce qui donne beaucoup de charme à ce livre est son contexte puisque tout cela se passe à New York dans les années 1950.

 

Ce qui est agréable est que l'auteur ne cherche pas à donner de leçons et offre une multitude de parcours ouverts (mariage, engagement professionnel fort, vie "libérée", etc). Elle rend cela possible car au nombre de personnages qu'elle utilise. On suit en effet à travers le livre la vie de quelques jeunes femmes pendant environ 3-4 ans. On les voit découvrir la vie et la ville de New-York et apprendre de leurs erreurs sentimentales et professionnelles. J'ai beaucoup aimé de pouvoir les voir évoluer sur toutes ces années (je trouve qu'on se sent d'autant plus proche des personnages).

 

Je pourrais continuer encore longtemps à louer ce roman, qui m'a fait du bien, et dont je n'ai pas eu envie qu'il prenne fin... Existe-t-il une suite ? Il faudra que je lise un autre roman de cet auteur!

 

Référence

Rien n'est trop beau, Rona Jaffe, éditions Presses de la cité, 550 pages

 

Merci à Newsbook et aux éditions Presses de la cité pour ce beau partenariat!

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17 décembre 2011

Tous les hommes sont mortels - Simone de Beauvoir

tous les hommes sont mortelsPrésentation de l'éditeur : "Si l'on nous offrait l'immortalité sur la terre, qui est-ce qui accepterait ce triste présent ? demande Jean-Jacques Rousseau dans l'Emile. Ce livre est l'histoire d'un homme qui a accepté."

Dans ce roman, Simone de Beauvoir nous fait entrer dans la vie d'un homme du Moyen-âge qui a accepté de devenir immortel pour se sauver et sauver son village d'une guerre. Pendant les premières décennies de sa vie, cet homme accepte son immortalité et en profite pour protéger son village. Mais, plus le temps passe et plus son sentiment d'appartenance à ce village meurt. Il se laisse ainsi porter au gré de l'histoire et va jusqu'à rencontrer (et éduquer) Charles Quint. Mais les décennies et siècles passant, il se lasse des hommes, qui ne font que répéter la même histoire et les mêmes erreurs. Il est déçu de voir que tout ce qu'il tente de faire pour les hommes ne sert à rien.

 

" - Qu'est-ce que vivre ? dit Charles.

Il secoua la tête.

 - Cette vie n'est rien. Quelle folie de vouloir dominer un monde qui n'est rien!

 - Par moments, il y a un feu qui brûle dans leurs coeurs ; c'est cela qu'ils appellent vivre.

[...] - Je les comprends, dis-je. Maintenant je les comprends. Ce qui a du prix à leurs yeux, ce n'est jamais ce qu'ils reçoivent : c'est ce qu'ils font. S'ils ne peuvent pas créer, il faut qu'ils détruisent, mais de toute façon, ils doivent refuser ce qui est, sinon ils ne seraient pas des hommes. Et nous qui prétendons forger le monde à leur place et les y emprisonner, ils ne peuvent que nous haïr. Cet ordre, ce repos dont nous rêvons pour eux serait la pire malédiction..." (p. 318-319)

 

Puisqu'il ne peut pas mourir, il décide de se laisser dormir et saute ainsi des décennies dans son sommeil... Jusqu'au jour où il est tiré de son sommeil par Régine, qui veut à tout prix connaître son histoire.

Ce roman est magnifique car il est double en quelques sortes. On entre dans une très belle histoire d'aventures puisque l'on suit la trajectoire d'un homme qui a rencontré de grands hommes au cours de sa vie et qui a vécu de grandes choses (des guerres de conquête en Italie à la découverte du centre de l'Amérique).

Mais ce roman m'a également énormément plu car comme tous (ou presque) les romans de Simone de Beauvoir, il est philosophique. On s'y interroge sur le sens de la vie, sur ce qui fait l'essence de l'homme. Finalement, on y apprend que ce qui donne un sens à la vie est la mort et que l'histoire n'a pas de sens.

Un superbe roman philosophique et d'aventure que je ne peux que recommander!

 

Référence

Tous les hommes sont mortels, Simone de Beauvoir, éditions Folio, 530 pages

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16 novembre 2011

Les Cahiers de jeunesse - Simone de Beauvoir (4)

Il y a bien un an, j'ai commencé à partager des extraits des Cahiers de jeunesse de Simone de Beauvoir. Je n'ai toujours pas terminé son Journal (ça se savoure, c'est normal...) mais voici un nouvel extrait :

 

"[...] rien ne modifiera mon vrai moi, et mon coeur je ne refuse pas de le livrer - s'il ne l'était déjà - mais je m'éleverai plus haut. Et ainsi je suis rentrée, ayant retrouvé en moi le dieu. Et j'aurais voulu crier : j'ai l'air d'une jeune fille qui fait telle ou telle chose ; mais je promène un dieu en moi."

 

Référence

Simone de Beauvoir, Les Cahiers de jeunesse, éditions Gallimard, page 106/849

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15 novembre 2011

Les Catilinaires - Amélie Nothomb

Les-catilinairesPrésentation de l’éditeur : « Ma femme et moi, nous pensions avoir atteint le port. Personne ne viendrait déranger notre solitude dans ce coin solitaire au fond de la forêt. Mais il ne faut jamais se croire hors du danger : l’ennemi guettait, en la personne de notre voisin.

Méfiez-vous des voisins, surtout s’ils se taisent avec autant d’obstination que Palamède Bernardin. »

Amélie Nothomb a 28 ans. Elle sait distiller l’angoisse et le suspense, la passion et la cruauté. Hygiène de l’assassin, Le Sabotage amoureux et sa pièce de théâtre Les Combustibles ont imposé son univers implacable, son art de l’affrontement et du dialogue cinglant. Avec ce nouveau roman, Les Catilinaires, elle confirme un talent hors du commun.

 

Autant le dire d’entrée de jeu,  je n’ai pas du tout aimé ce roman (c’est toujours le risque quand je commence un roman d’Amélie Nothomb). J’ai préféré fermer le livre autour de la 70ème page plutôt que de continuer à lire un texte, que j’ai trouvé consternant du fait du sentiment de vide et de profond ennui qu’il a créé en moi.

Pour résumer l’histoire, un vieux couple de retraités vient d’acheter une maison en plaine campagne pour terminer leurs vieux jours dans la tranquillité totale. Or, c’est sans compter sur leur voisin, qui décide de leur faire une visite de deux heures tous les jours à 16h, sans ouvrir la bouche durant ces deux heures. Cela fut un ennui profond pour moi que de lire la narration de ces visites quotidiennes où rien ne se passait.

C’est donc un livre que je ne recommande pas…

 

Référence 

Amélie Nothomb, Les Catilinaires, éditions Albin Michel, 210 pages

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13 novembre 2011

L'aesthetic Movement au Musée d'Orsay

Beaute_morale_et_volupte_dans_lAngleterre_dOscar_Wilde_-_Musee_dOrsayLe Musée d'Orsay a rouvert ses portes à l'automne, avec une nouvelle "mise en scène" de ses chefs d'oeuvres. J'en ai profité pour faire un rapide petit tour dans certaines salles de l'exposition permanente pour y admirer les Van Gogh, Bonnard, Cezanne, Gaugin... Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de voir toutes les collections permanentes (il faudra donc que j'y retourne).

En fait, si je me suis rendue au Musée d'Orsay, c'était d'abord pour visiter l'exposition sur l'Aesthetic Movement, intitulée "Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde". Le titre de cette expo avait tout pour m'attirer car il me fait penser à l'un de mes poèmes préférés (L'invitation au voyage de Baudelaire) ainsi qu'à un écrivain que j'apprécie beaucoup, Oscar Wilde.

L'Aesthetic Movement est un courant artistique anglais qui a dépassé la peinture car il a également touché les arts décoratifs, la sculpture, l'habillement, l'architecture (on peut admirer un immense portail)... Toutes les oeuvres sont mises en relief à travers l'histoire de ce courant ainsi que des citations d'Oscar Wilde sur sa vision de l'art. Si vous avez lu Le Portrait de Dorian Gray, vous savez à quelle vision vous attendre.

Je ne peux que vous conseiller cette très belle exposition. Un tableau m'a beaucoup touchée, il s'agit de Sainte Cécile de John William Waterhouse, qui est d'une beauté extraordinaire. Rien à voir avec les photos que l'on peut admirer sur internet. Cette expo vaut vraiment le détour, rien que pour ce tableau!

 

Infos clés

 - Jusqu'au 15 janvier 2012

 - Ouvert de 9h30 à 18h tous les jours (sauf le lundi et jeudi) et ouvert de 9h30 à 21h45 le jeudi

 - Gratuit pour les moins de 26 ans (pour les autres, cela va de 5.5 à 8 euros)

 - Attention, la file d'attente est souvent très longue...

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06 novembre 2011

Les Mouches d'Automne - Irène Némirovsky

Les mouches d'automnePrésentation de l’éditeur : « Tatiana Ivanovna a consacré sa vie entière à ses maîtres, les Karine, qu’elle a vus naître et grandir. Lorsque la révolution russe les chasse de leur domaine, elle les suit jusqu’à Odessa d’abord, puis jusqu’à Paris, dans ce petit appartement du quartier des Ternes, où les exilés tournent en rond comme les mouches d’automne… Avec un art consommé de la touche infime, de la progression insensible, qui évoque l’influence de Tchekhov, Irène Némirovsky peint les désarrois et les nostalgies de ces survivants d’un monde perdu. »

 

Les Mouches d’Automne est un court roman qui m’a beaucoup plu. Tout d’abord, l’histoire est prenante car le lecteur est placé du côté de la servante de cette riche famille russe en exil. Je me suis sentie comme attachée à cette pauvre servante, qui ne vit que pour cette famille et qui n’a rien en retour de tout ce qu’elle leur apporte.

Ce roman raconte également un épisode historique qui m’a beaucoup intéressée, celui de l’exil des familles bourgeoises russes au moment de la révolution russe. Toujours du point de vue de la vieille servante, on y découvre sa douleur de quitter la maison dans laquelle elle a passé toute sa vie et qui est finalement son seul point de repère. On découvre en même temps qu’elle son arrivée en France, à Paris et le changement d’existence de ses maîtres.

 

L’écriture d’Irène Némirovsky est d’une grande douceur, mais cela ne l’empêche nullement de saisir avec brio des sentiments comme la méchanceté, la tristesse, la nostalgie ou le désarroi.

 

Ce roman m’a convaincue de lire d’autres textes de cet écrivain, que je vous recommande fortement.

 

Référence 

Irène Némirovsky, Les Mouches d’Automne, éditions Grasset, 123 pages

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01 novembre 2011

Le Neveu du Magicien - C.S. Lewis

le neveu du magicienPrésentation de l'éditeur : "Polly trouve parfois que la vie à Londre n'est guère passionnante...jusqu'au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Il vit avec sa mère, gravement malade, et un vieil oncle au comportement étrange. Celui-ci force les deux enfants à essayer des bagues magiques qui les transportent dans un monde inconnu. Commence alors la plus extraordinaire des aventures... Le monde enchanté de Narnia, le pays de l'imaginaire, vous attend."

 

Polly et Digory sont deux jeunes amis qui viennent de se rencontrer et qui cherchent des aventures pour se distraire. En effet, Polly s'ennuie beaucoup à Londres et Digory essaie d'oublier la grave maladie de sa mère. Lorsqu'ils rencontrent l'oncle bizarre de Digory, ils sont lancés dans un monde nouveau. Ils y font alors la connaissance d'une méchante reine et d'un lion très sage.

 

Le Neveux du magicien est un roman très enfantin, bien qu'agréable à lire. Contrairement à la saga Harry Potter, c'est un livre un peu lassant à lire quand on a plus de 15 ans... C'est donc plutôt quelque chose que je recommanderais à des enfants ou à des adolescents.

 

Référence

Le Monde de Narnia, I. Le Neveu du magicien, C.S. Lewis, éditions Folio Junior, 211 pages

Posté par fleurfleur à 10:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]